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0n n'a jamais les mots qu'il faut:.. »
pour exprimer la vie et ses bobos, pour rendre grâce au Roi des
Âmes, celui qui dans le coeur de cette artiste, tient la
plus grande place. Dès les premiers poèmes auréolés d'aquarelle,
on ressent le Très-Haut, « signe d'or et de parois », qui parsème
chaque vers, chaque touche de lumière.
C'est un long chant d'espoir, un vibrant message d'amour à la
nature et à celui qui fa faite. Toujours à la recherche de la
vérité, de sa Vérité, Monique Clavaud, à travers ses strophes
calligraphiées à l'encre pure, cherche sa guérison, un moyen de
refermer ses blessures. Mais depuis sa dernière exposition à la
Maison de Pays, il y a trois ans, une autre voie s'est ouverte.
Celle des villes en délire qu'elle détruit et reconstruit au gré
de son coeur.
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Lyon ou Venise, de canaux en cathédrales, se mirent dans une eau
invisible et s'élancent, elles-aussi, vers Celui qui réparerait
le chaos originel. Et c'est l'apocalypse vue par la fontaine aux
chevaux de Bartholdi, avec en filigrane, un Petit Prince qui demanderait
à 'l'homme « dis, dessine-moi un monde meilleurs»
; et Jupiter, Dieu entre les Dieux, qui redistribuerait les cartes
de la vie. Toujours organiste et fidèle aux chants grégoriens, certaines
des oeuvres de Monique Clavaud s'inscrivent encore sur une portée,
agrémentée de notes cristallines ou badines, car humour et sensualité
ne font pas défaut. Trois ans déjà que, pour la première fois, elle
exposait sa vie au regard des autres. Et aujourd'hui, mendiante
de l'amour et de la Foi cheminant sur les chemins de Compostelle
elle se dirige sereinement vers la cour des Grands.
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