Peintres lyonnais du XXe siècle
70 tableaux tous issus de collections privées, voire des salons du Conseil Général,
survolent l'oeuvre des peintres lyonnais du XXe siècle. Jusqu'au 22 juillet,
la Maison de Pays offre de découvrir, de façon exceptionnelle et unique,
tout un siècle de vie artistique lyonnaise. Une exposition â ne pas manquer

Journal "Le Progrès "
17 juin 2001.
Ils s`appellent Morillon, Combet-Descombes, Niogret, Truphémus, Cottavoz, Ravier ou Duran. Pour la plupart, ils sont à l'origine du Salon du Sud-Est créé en 1925. Leurs signatures ont largement dépassé les frontières lyonnaises et leurs oeuvres s'exposent partout de par le monde. Pour un mois, la Maison de Pays de Mornant les accueille en leur ouvrant largement ses cimaises. Il convient, pour cette exposition, de souligner la provenance des tableaux, tous issus de collections particulières ou publiques, mais non affectés à des musées. C'est donc une occasion unique de découvrir des toiles jamais accrochées et de faire un petit tour en art lyonnais.
 
Entre Nicolas Sicard (XIXe siècle) et Moravec (XXle),
un siècle de peinture lyonnaise.


On s'arrêtera tout particulièrement auprès des Précurseurs tels Ravier, Cavaroc, Carrand, Georges Bouche et Emilie Charmy qui laissèrent, plus tard, la place aux Ziniards. Les natures mortes de Morillon, les bouquets de Tresch ou encore Combet-Descombes dont le superbe nu au pastel accroche le regard, annoncent déjà les Nouveaux, post Ziniards que sont Vieilly, Peloux ou Couty pour n'en, citer que quelques-uns.

 En 1936, menés par le critique d'art Michaud, les Témoignages rêvaient de changer le monde et Niogret ou encore Burlet (à voir un surréaliste Christ en croix) imposent leur style. A l'opposé des Fauvistes, impressionnistes ou autres "istes", les Sansistes relèvent le défi et des peintres prestigieux se révèlent. Truphémus (paysage japonais), Fusaro, Cottavoz, Lachiese-Rey donnent à Lyon des signatures indélébiles.

Une petite salle de la Maison de Pays est également affectée aux peintres ayant déjà été accroché dans les lieux. Ainsi, Jeanne Bardey, Calaferte, Jocelyne Antoine (peintre de la réalité) ou Micheline Colin qui fait partie des Sansistes, rappellent que la "galerie" mornantaise est un espace privilégié dont le travail culturel et touristique est prépondérant. Sous la houlette enthousiaste de Michèle Pécontal et Monique Campigli, Mornant et le Pays Mornantais importent donc le paysage culturel lyonnais, tout en faisant connaître, par le biais des nombreux visiteurs, toutes les saveurs, les odeurs et les artistes de la région mornantaise. Vendredi soir, avait lieu !e vernissage de cette exposition de prestige et l'on ne tarissait pas d'éloges pour le lourd et profond travail de recherche et de rencontre effectué par les deux chevilles ouvrières de la "Maison". Bernard Gouttenoire, sociétaire des lieux, était également présent et offrait sa signature sur la première page de son dernier ouvrage "Peintres et sculpteurs lyonnais au XXe siècle". (L'ouvrage est en vente sur place).

Pour finir, il convient de noter qu'en partenariat avec le Syndicat d'initiative et la Communauté de Communes du Pays Mornantais, une ouverture journalière de la Maison de Pays est assurée chaque après-midi, de 14h30 à 18h30, et ce jusqu'au 21 septembre, histoire de ne laisser passer aucune occasion de découvrir des artistes et des artisans exceptionnels.


NADINE PERRONNET
 

Lors du vernissage, on pouvait voir la présence de nombreuses personnalités et artistes