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Jusqu'à demain (5 mai 2002), Martine Batia d'Echalas expose à la
Maison de Pays ses porcelaines peintes. Ces pièces
uniques, toutes lavables en lave vaisselle, sont créées
à partir de deux méthodes. La première, dite traditionnelle, consiste à esquisser
le sujet au crayon sur la porcelaine même. Les couleurs,
quant à elles; se préparent sur un carreau et sont,
ensuite
passées en couches successives sur l'objet. La cuisson
se fait dans un four spécial à une température variant
selon les teintes entre 840 et 950 degrés. Parfois,
plusieurs cuissons sont nécessaires en cas de superpositions
de teintes par exemple. On retrouve ainsi des grenouilles,
canards, fleurs et fruits puisés soit dans l'imagination
de l'artiste, soit dans des décors déjà créés.. Lautre
méthode, dite américaine, se différencie par le non
dessin
préalable sur l'ustensile. Les teintes sont étalées
à même le support et les traces de couleurs se font
à l'aide d'un pinceau plat ou du crayon. gomme, suivant
l'inspiration et l'effet à obtenir. Les couleurs sont
plus fondues et l'effet de relief est plus accentué. C'est au centre social de Givors que Martine a attrapé
le virus de la peinture sur porcelaine. Depuis cinq
ans, elle s'approvisionne en matière première directement
à Limoges et à même investi dans un four. Mais comme le "manuel" lui brûle les doigts,
c'est au patchwork qu'elle se met aujourd'hui. Peut-être
conjuguera-t-elle les deux sur des assiettes ou des
pieds de lampes, juste pour le plaisir des yeux et de
la création.
NADINE PERRONNET
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