Aline FILLIOL

Côté nature

Il y a tout juste trois ans, Aline Filliol offrait à la Maison de Pays l'héritage posthume de son père qu'elle avait tracé à petits coups de pinceaux, suc de grandes toiles vierges. La voilà revenue, des brassées de fleurs et des bestiaires nostalgiques accrochés aux cimaises mornantaises jusqu'au 14 juillet.

NOUS AVIONS laissé Aline Filliol, lors de sa première exposition en solo en été 1999, avec pour héritage posthume, les vieux bouquins et les pinceaux de son père. Bravant enfin l'interdit paternel, elle avait osé s'essayer â un art qui lui dévorait les doigts depuis sa plus tendre enfance et qu'elle n'avait, pu goûter.
Aujourd'hui, la voilà revenue, plus riche d'huiles, de pastels d'aquarelles et même de craies et d'encre de Chine patiemment déposés sur les toiles. En trois ans, elle a capturé de grands bouquets floraux, des paysages sortis tout droit des bords de Saône ou de Bourgogne, a resurgi de son enfance des basses-cours et des bestiaires nostalgiques, a embarqué sur les grands voiliers, flibustière du pinceau ou s'est aventurée dans Venise la Brune,
dans les étangs des Dombes ou tout prés du phare du bout du monde.
Après son succès remporté à Chassagny, lors des rencontres artistiques de printemps organisées par les Amis des Arts de Mornant; avec un superbe bouquets de pivoines, Aline Fi11ol a mis les pinceaux doubles et 75 tableaux, pratiquement tous nouveaux sont accrochéss aux cimaises de la Maison de Pays.
Si l'on s'arrête quelques instants sur ses huiles qui ont grandi en couleurs et s'activent au couteau, on ne manquera pas d'apprécier ses pastels, plus sensuels que jamais et qui nous raccrochent, de plus en 'plus, au côté nature qu'affectionne tout particulièrement l'artiste talusienne.

Nadine PERRONET


Les pivoines, fleurs de prédilection d'Aline Filliol.