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| D'abord il y a les chevaux, arabes, mauves, roses, lusitaniens
ou galopants; conquêtes omniprésentes dans la vie et
dans les tableaux d'Anne Michaud, réminiscences de sa 'ferme
d'Orliénas. Puis s'ébattent légalement sur la
toile, petits cochons roses, veaux ou oiseaux même s'ils sont
moins figuratifs que les équidés. Mais ça, c'était avant... Aujourd'hui, le style se fait encore plus abstrait et s'affichent des bords de route sortis tout droit de palettes surréalistes, des nus allongés ou de dos, accroupis ou au bain, des autoportraits imaginaires. Car l'irréel est entré dans la vie d'Anne Michaud et telle une palette que l'on compose de couleurs sorties des tubes et qui vont s'agglutiner sur la toile, ses tableaux se veulent arc-en-ciel géants où se posera l'imagination des visiteurs. De petits portraits d'Adrien; Claire ou Pierrick, où seules les couleurs parlent car les visages en sont absents, traduisent le cheminement de l'artiste. Quant aux petits nus. travaillés aux doigts imbibés de vie, ils ne jouent pas les provocants et il faut certes que le "voyeur" aiguise son regard pour s'y retrouver. Jusqu`à ce soir, les multiples facettes d'Anne Michaud sont à découvricà la Maison de Pays. Si vous aimez le conventionnel, le réaliste et le figuratif, vous craquerez,devant ses chevaux. Si, au contraire, votre maginaire aime vagabonder sur les couleurs huilées de l'irréel, plongez dans le dénuement des sentiments affichés de l'artiste. D'une manière ou. d'une autre, vous serez conquis. Nadine Perronet |