|
Les paysages sont-ils trop beaux pour que
qu'elle les peigne comme ils sont réellement ?
Yvette Fabbro-Dardaine s'interroge sur le nouveau chemin qu'elle s'est
tracé, celui qui guide son pinceau du concret à l'abstrait. Les couleurs
s'affichent et cognent au coeur des visiteurs. Bien sûr, rien n'est dit,
mais tout s'entend. Le vert des arbres tourmentés dans la forêt, la mer,
étale, où flottent quelques voiles, les bleus enivrants, les orangés
scintillants mais aussi les gris, autant de couleurs qui reflètent ses états
d'âme du moment, ses turbulences et ses tourments, le souffle des sensations
quand elle se pro-mène dans les bois, dans les villes ou alors dans ces
caves bourguignonnes qui lui rappellent son enfance.
A la Maison de pays jusqu'à dimanche
Les verres et les bouteilles s'a-lignent sur des étagères invisibles,
personnages fantomatiques et éthérés, chassant très loin l'image des natures
mortes. Des toiles de la première heure, plus lisibles, sont également
accrochées aux cimaises.
A la retraite d'une vie active de comptable dans la métallurgie, bénéficiant
d'un nouveau temps de loisirs, c'est tout naturellement que l'artiste
villeurbannaise revient vers ses premières amours, celles débutées à l'école
de soierie des Beaux-Arts de Lyon, ressortant crayons et pinceaux.
Actuellement membre de l'Académie lyonnaise de peinture et de nombreux
groupes de recherches graphiques et picturales, elle suit également des
stages avec une professeur de l'École Étienne de Versailles qui la guide
dans la nouvelle voie qu'elle s'est donnée. Plusieurs expositions
collectives tant dans le Vaucluse, qu'à Lyon ou Pont-de-Chéruy mais aussi
personnelles ponctuent sa nouvelle carrière. C'est un premier rendez-vous à
la Maison de Pays qui sera suivi, en septembre et octobre prochain par la
Closerie de Lyon.
Nadine Perronet |

Les oeuvres d'Yvette Fabbro-Dardaine sont à découvrir jusqu'à
demain/Photo Nadine Perronnet |