La Maison de Pays en fête

Relâche hivernale pour la Maison de Pays

Onze mille visiteurs, des expositions de prestige, de la peinture, sculpture, artisanat et souvenirs d'autrefois à tous les étages, sans oublier quelques produits du terroir c'est tout ça la Maison de Pays. Un succès garanti que l'on doit à la centaine de bénévoles acquis à la cause artistique et au rayonnement de la Cité de Carémi. Pendant trois petits mois, la Maison fait relâche mais auparavant, un petit buffet fort sympathique a permis de réunir tous les fidèles mais aussi d'honorer l'amitié inconditionnelle et constante de Bernard Gouttenoire.

DE SEMAINE EN SEMAINE, la Maison de Pays accroche sur ces cimaises les peintres de la région, rendant à l'école lyonnaise de peinture un vibrant hommage. Ils sont parfois tout juste connus et parfois illustrement reconnus.
II en a été ainsi, cette année, avec la venue de Jacques Truphémus. 2500 visiteurs, y compris des Parisiens, ont ainsi gravi, le temps d'un vernissage, les étages d'une Maison de Pays toute locale mais au rayonnement artistique dépassant les frontières françaises. La simplicité de l'artiste lyonnais qui ne désire plus s'investir dans de telles manifestations mais aussi la vente  permettant de réaliser quelques rêves. Le renouvellement de la vidéo surveillance et de l'informatique ainsi que la faculté de graver des DVD gardant en mémoire certaines expositions, l'achat d'un vidéo projecteur ou encore la mise en images d'un film furent quelques unes des récompenses « techniques » pour des mois de travail soutenus.

Des projets encore et toujours

Tout comme le soulignait Paul Delorme qui s'exprimait en tant que Conseiller général, la Maison de Pays met en lumière la vie artistique lyonnaise d'hier et d'aujourd'hui.
Après Calaferte l'an passé, JacquesTruphémus cette année, peut-être verra-t-on un jour l'oeuvre de Paul Chenavard, élève à Mornant, accroché aux cimaises de la Maison ou encore celle de Robert Durand dont Bernard Gouttenoire vient de retracer la vie. On doit à ce peintre, entre autres, le plafond de la station croix-roussienne du métro. Mais pour l'heure, !es permanents préparent la rétrospective d'Henriette Morel, muse de Combet-Descombes, décédée en 1956.
La Maison de Pays lance d'ailleurs un appel à tous les collectionneurs anonymes qui lui prêteraient, le temps de cette exposition, les toiles signées de cette belle dame du temps jadis. Quant aux autres étages et avec la complicité des Amis du Vieux Marnant et de Florence Creuillenet, ils continueront de faire revivre le Mornant d'autrefois avec ses vieux métiers ou l'artisanat d'aujourd'hui. C'est par un délicat et régional buffet "servi à tous les étages" que la soirée s'est continuée, mêlant artistes et permanents dans un même registre festif et artistique.
 

CRITIQUE D'ART depuis presque trente ans, chargé de mission au Conseil général, Bernard Gouttenoire S'exprime dans plusieurs publications lyonnaises et artistiques mais a également écrit plusieurs ouvrages dont !e très instructif dictionnaire des peintres lyonnais aux 19° et 20° siècles. La collaboration avec la Maison de Pays remonte déjà à plusieurs années et conforte Monique Campigli et Michèle Pécontal dans leur volonté de faire connaître, et apprécier l'école lyonnaise. Après Autour de La Fontaine ara 1996, il y out le, Bâtisseurs de lumières, puis les Mémoires enchantées, Passons à table et en 2001, les Peintres Lyonnais au 20° siècle. Autant d'occasions de rencontres simples et généreuses entre Bernard Gauttenoire commentant les expos et le cadre "rural" de Marnant s'enorgueillissant d'accueillir des peintres de renommée internationale. Mars l'amitié ne s'arrête pas là puisqu'en 2003, le critique lyonnais accompagnait les Mornantais pour une visite au musée Paul Dini de Villefranche, Tout cela valait un souvenir rappelant l'attachement  mutuel à l'art lyonnais.ce qui fut fait avec la remise de la Médaille de la Maison de Pays

 

Une complicité rare et pertinente
avec Bernard Gouttenoire

 
Rendre vivants les peintres lyonnais reste le credo de Bernard Gouttenoire. Une médaille symbolique a souligné l'attachement inconditionnel entre le critique lyonnais
et les deux aficionados de la peinture lyonnaise que sont
Michèle Pécontal et Monique Campigli.

ARTICLE DU

PROGRES

Nadine Perronnet

 

Le président, Alain Meyer, a tenu à souligner
que le rayonnement de la Maison de Pays n'est pas l'oeuvre
d'un seul homme
mais de toute une équipe qui oeuvre dans un seul but, faire connaître
et apprécier l'art d'hier
et d'aujourd'hui.