Exposition exceptionnelle : Henriette Morel
1883-1956

L'école des femmes lyonnaises

Si Henriette Morel a vécu dans l'ombre de Combet-Descombes, c'est une place auréolée de «bonheur» qu'elle trouve à la Maison de Pays

Henriette Morel avait à peine vingt ans quand elle commence à accrocher ses toiles aux cimaises du Salon d'automne puis du Salon du Sud-Est. Née en 1883, elle gravite dans l'ombre de Combet-Descombes et peu de Lyonnais ont connu cette artiste qui excella dans les bouquets, portraits et nus magnifiques. Sa sensibilité, son indépendance, son modernisme si les tabous qui s'exprimaient à l'époque sur des tableaux de nus la mirent un peu en exergue et il aura fallu attendre cette année et la volonté de Monique Campigli, Michelle Pécontal et l'équipe de la Maison de Pays pour rétablir cet oubli (lire aussi ci-contre). Une exposition de prestige Après Truphétnus. .Nicolas Sicart, Combet-Descombes, Morillon, Calaferte, Henry Vieilly, ou encore Guiguet, la Maison de Pays continue dans l'exploration de l'école lyonnaise de peinture. Depuis 17 ans, la belle Maison mornantaise affiche fièrement sa volonté de faire revivre les artistes locaux voire de les accueillir de leur vivant. Il faut à chaque fois jouer les détectives, comme le souligne Alain Meyer, pour retrouver les oeuvres auprès des galiéristes, des collectionneurs, des spécialistes de la peinture lyonnaise et créer un livret-catalogue  qui retrace la vie de l'artiste.

Le Progrès dimanche 16 mai 2004

Pourquoi Henriette Morel à Mornant?

Depuis 17 ans, seules deux femmes, la Mornantaise Jeanne Bardey et la pastelliste parisienne Amélie Suger, avaient été présentées à La Maison de Pays. D'où l'idée, très féministe, de Monique et Michelle, de proposer les oeuvres d'Henriette Motel, née à Villeurbanne le 1er décembre 1883 et décédée en 1956. Le plus difficile restait à faire: retrouver la trace de cette artiste lyonnaise au dessin sûr et léger. Devenues rats de bibliothèques et d'archives, les deux chevilles ouvrières mornantaises ont reconstitué le parcours du peintre, couru les galeries et proposent donc, jusqu'au 13 juin, 48 toiles datées de 1912 à 1954.

Le vernissage

Jacques Truphémus qui nous a fait l'honneur de sa présence

Mot d'accueil de Alain Meyer

Monique Campigli et Michèle Pécontal en duo explicite l'expo.

Discours du Maire

Guy Palluy

Discours de Paul Delorme

Vice président du Conseil Général

Discours de Georges Fenech

Député

Nos visiteurs