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René JULLIERON dit JuJu |
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Les voyages photographiques de JuJu Fidèle compagnon d'art de Mick Micheyl,
Juju produit depuis de nombreuses années |
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Vingt ans d'amitié avec Mick Micheyl laissent des empreintes indélébiles qui
se fixent, à vie, sur la pellicule. ll en est ainsi de René Jullieron que
chacun surnomme Juju. C'est lors d'un concert donné à Lyon, en1986, par
Jean-MicheI Jarre, que Juju rencontre la grande artiste des bords de Saône.
ll devient alors son photographe officiel et leurs expositions respectives
et concomitantes se complètent, s'animent, se conjuguent avec un même
talent. Des oeuvres d'acier, Jojo en fait, grâce à de secrets artifices, des
photographies qu'on croirait retouchées et retravaillées. Pourtant, il n'en est rien I Vingt cinq mille photos plus tard, la couleur a pris la place du noir et blanc mais le numérique n'a pas détrôné l'argentique. Ici, tout est réel Du sous-bois du Parc de la Tête d'Or aux portes bleues du Maroc, autant de souvenirs glanés au détour des nombreux voyages aux mille couleurs qu'il a effectués autour du monde et autour de Lyon. Voyageur itinérant et impénitent, il continue d'engranger les détours de chemins, les couchers de soleil, les grands vents sur la plaine, la neige qui ruisselle des toits savoyards ou Lyon qui s'éveille |
dans la nuit, ll a laissés son peigne et son ciseau de coiffeur pour ne
s'intéresser qu'à la photographie, l'exposer, la montrer, la partager.
«C'est ma drogue» n'hésite-t-il pas à confier. Un opium vivifiant si l'on en
croit son «tableau de chasse» et ses nombreuses distinctions. Après les vignes du Beaujolais, les champs de lavande de la Drôme ou l'Opéra lyonnais by night cet autodidacte qui avoue lui-même «qu'il n'a pas beaucoup de technique mais qu'il a l'oeil pour cadrer une photo et sentir la lumière», voudrait voir plus grand, plus gigantes que. Et de rêver aux grands canyons du Colorado américain, aux interminables gratte-ciel new-yorkais ou encore aux déserts sans fin africains. Juju porte ses rêves en bandoulière et nous les fait partager, passionnément, pendant trois semaines à la Maison de Pays. N.P. Le Progrès |
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