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Nul besoin de chercher où Véconique Michel-Fourmaux
puise sa créativité ! Qu'elle ouvre le placard de son fils et c'est tout un
amoncellement hétéroclite de formes et de couleurs qui s'échappe. Qu'elle se
promène dans la ville et les murs s'érigent et pointent vers le ciel.
Qu'elle arpente les rues de la cité et c'est tout le soleil de Nice qui
explose.
Dans chaque toile, l'énergie créatrice se promène et se matérialise par de
chatoyantes boules multicolores. Sauf que le vert a déserté les toiles.
Allez savoir pourquoi... Même l'artiste ne peut répondre. Et sur les
renoncules, pivoines, iris ou autres fleurs, les couleurs s'échappent en
flots disparates. Les villes sages et ordonnées semblent être sorties tout
droit d'un cabinet d'architecte mais là aussi, point de miracles. C'est en
effet sur les bancs de l'école des métiers d'art de Belgique que Véronique a
rencontré Rémi, qui deviendra plus tard son compagnon de route mais aussi un
architecte de talent.
Entre temps, l'artiste va travailler pour la publicité et la télévision
comme styliste de plateau et de génériques. Arrivée à Lyon voilà plus de
vingt ans, elle poursuit une carrière de graphiste tout en devenant
responsable de communication dans une agence d'ardhitecture, et en initiant
les enfants au dessin, fusain et pastel.
Ces quatre dernières années, elle s'intègre dans un groupe d'artistes et
exerce son talent, au fusain, à partir de modèles vivants. «Langueur»,
chagrins», «boudeuse», «effrontée», autant de femmes très souvent drapées
mais dont la nudité cachée laisse la place à l'érotisme. Sur ces huiles, de
minuscules feuilles de soie collées, et des traits de craie grasse, font
chanter les couleurs et irradier la lumière et les transparences. «C'est
mon pinceau qui écrit la grande histoire de chaque toile et c'est à travers
la peinture que j'exprime tout ce que je ressens et ce que je peux dire par
les mots» confie Véronique. A en croire les nombreux acheteurs, le
message est passé et cette première exposition devrai-étre vie de beaucoup
d'autres. |