Joëlle Rousselet et ses élèves

Après Bollène où elle fut l'invitée d'honneur et juste avant Saint-Martin-en-haut où elle accrochera ses toiles en avril prochain, Joëlle Rousselet fait une halte à la Maison de Pays jusqu'à ce soir. Mais elle n'est pas seule.
Dans son sillage, douze de ses vingt élèves exposent avec elle, alliant figuratif et abstraction, conjuguant pastels ou huiles mais reflétant tous la passion d'un maître d'exception. Car la passion est toujours dans le regard de Joëlle. Les couleurs et les mouvements imprègnent les toiles au grand format dessinant à larges traits vigoureux le peuple Massaï qu'elle s'est surprise à peindre.
Le peuple Massaï en mouvement
« Je ne connais pas le Kenya, avoue la peintre mornantaise, mais les Massaï, peuple beau et fier, me tenaient à coeur. C'est à la suite d'un travail, avec plusieurs autres artistes français et une semaine passée avec Daniel Lacomme (enseignant depuis 1976 à l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris) que j'ai préparé un nombre considérable 

de croquis et de projets de toiles. Je me suis largement documentée et ce sont vingt-cinq tableaux qui ont surgi du néant » et qui sont présentés à Mornant jusqu'au 19 décembre 2004.
Plus figuratif qu'à l'ordinaire, le travail de l'artiste emmène toujours le visiteur au plus profond d'elle-même et bien au-delà d'où le regard se porte. Voilà plus de douze ans que Joëlle Rousselet et ses amies régionales de palette, Elise Rioux, Anne Baudrand ou Jocelyne Beaugrand-Tual, ont ouvert la brèche d'une peinture faite de talent et de passion.
Les élèves, quant à eux, s'ils n'ont pas encore dépassé le maître, sont de réels espoirs d'une école de peinture nouvel-le et colorée. Certains d'entre eux, d'ailleurs, commencent déjà à voler de leurs propres ailes et font leur première exposition. Et si une nouvelle école lyonnaise de peinture n'est pas en train de poindre, il est certain que tous ces artistes augurent une école mornantaise qu'il conviendra de suivre.