René CHARRA

Dans le sillage de Cremonèse

Jusqu'au 26 juin, René Charra expose peintures et sculptures à la Maison de pays

Jusqu'au 26 juin René Charra présente, à la Maison de pays, ses sculptures et toiles à l'huile. Il conviendra de s'arrêter sur l'oeuvre de cet artiste de Soucieu dont on reconnaîtra peut-être la patte de François Crémonèse, son beau-père. « Je lui dédie ma première expo. Je me souviens de lui, dans son atelier, aussi immobile que ses sculptures, attentif aux ombres et aux lumières ». Pourtant, René Charra est un artiste à part entière et on se gardera de le comparer à son illustre beau-père. C'est dans les années soixante-dix, en Haute-Loire, alors qu'il n'est pas encore directeur adjoint au ministère du Travail qu'il rencontre sa destinée avec l'amour d'une jeune femme au papa déjà célèbre. A le voir travailler, il lui prend d'abord l'envie d'acheter de l'argile pour faire du modelage. Ce sera un échec mais le virus est là. Avec le matériel prêté par Crémonèse, avec son aide technique et conceptuel, il va commencer à tailler, toujours en taille directe, c'est-à-dire sans modèle d'argile préalable, des têtes d'homme coiffées ou non dans des grandes pierres de Volvic ou des blocs de granit pesant de 30 à 70 kg.
Puis il s'essaye à la peinture, reconnaissant que la sculpture est plus facile. Cet homme-là aime le grain de la pierre et s'il devait accepter un héritage de Crémonèse, ce serait celui-là sans conteste aucun.


> NOTE
René Charra, peintre et
Toutes les sculptures sculpteur, à la Maison de pays
de René Charra sont en taille jusqu'au 26 juin.

 


Photo Nadine Perronnet